Salariés du privé, agents du service public, indépendants, privés d’emploi, retraités : cette année, plus que jamais, les urgences sont nombreuses : sociales, écologiques, démocratiques.

 Ce 1er Mai 2020 a une saveur particulièrement amère. La pandémie du Covid 19 ne fait que mettre en exergue ce qui est exprimé depuis longtemps : la nécessité du maintien et du renforcement des services publics ainsi que la revalorisation d’emplois déconsidérés et ce, dans l’intérêt des services rendus à la population et des personnels.

Il n’est désormais plus à prouver que « ceux qui ne sont rien » sont ceux qui créent de la richesse. Grâce à leur travail, ils ont tenu à eux seuls le pays à bout de bras pendant cette période, ceci pour que les besoins fondamentaux de notre vie de confinés soient assurés.  Nous le savions déjà, leurs emplois sont essentiels au bon fonctionnement de notre société. Or, l’utilité n’est pas proportionnelle à la reconnaissance et à la rémunération. Nous devons aujourd’hui, enfin, tirer les leçons pour des revenus dignes au sein d’une société plus juste, pour une répartition équitable des richesses et une politique de protection de l’environnement et du vivant ambitieuse.

Aujourd’hui beaucoup de salariés sont déjà touchés par le chômage, d’autres sont menacés. Les professions indépendantes (intermittents, journalistes, petits entrepreneurs, commerçants, artisans…) sont gravement impactées dans leur activité et les régimes de compensation sont aujourd’hui insuffisants. Or, malgré les « belles phrases » du Président Macron, les tentations du pouvoir et des multinationales sont grandes pour retrouver le monde de la surproduction, où l’économie capitaliste règne en maître tout en se dégageant des contraintes sociales et environnementales déjà guère à la hauteur des enjeux, et en faisant toujours porter l’effort sur les mêmes. Nous l’affirmons, ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise. 

Un autre monde est possible, en construisant ensemble un avenir de justice sociale, de transition écologique et démocratique, reconnaissant l’égale dignité de chacun. Il faut pour cela rompre avec les politiques d’austérité menées depuis tant d’années, qui placent les profits avant l’humain, avant le respect de notre planète, et conduisent notre monde dans le mur ! 

Le monde, l’Europe, la France et plus localement notre ville ont besoin de prendre une toute autre direction, pour un développement au service de l’humain et de la planète. 

L’Etat, les entreprises et les collectivités territoriales doivent se recentrer vers : – le développement secteurs d’activités essentiels et en traitant dignement les travailleurs (salaire décent, conditions de travail sécures et adaptées) ; – le respect de l’environnement avec le développement d’emplois de proximité et non délocalisables – des politiques de coopération avec les peuples du monde entier. 

En ce 1er mai, journée internationale des travailleur.se.s, nous sommes confiné.e.s, mais pas muselé.e.s ! 

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